Les étudiantes et les étudiants formés aujourd’hui à l’université de Nantes sont celles et ceux qui relèveront demain les défis majeurs pour l’avenir du monde. Ils répondront notamment aux questions cruciales posées par l’évolution du climat, de la consommation, de la démographie, de l’éducation, de la santé ou encore de la démocratie. Il s’agit là d’une responsabilité mais aussi d’une grande fierté car cela nous rappelle que nos missions et notre action s’exercent avant tout au service de la société et du progrès.

Depuis plus de dix ans, sur fond de fortes contraintes budgétaires et d’une logique de financements par appels à projets, les réformes visant l’autonomie des universités et l’émergence de politiques de site ont profondément modifié le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche. D’autres réformes sont annoncées, notamment s’agissant de la recherche, et elles pourraient entrainer d’importantes évolutions.

Dans ce contexte, l’université de Nantes a connu une véritable progression au cours des dernières années. Le bilan du mandat qui s’achève permet à chacun de le constater. Toutefois, nous ne devons pas nous en contenter.

Le moment d’une élection est justement celui qui permet de faire collectivement le point, de débattre, de reposer les fondamentaux et de redéfinir les contours du projet pour l’université de Nantes : Quel est le sens de notre action ? Quelles sont nos valeurs ? Quelles sont nos priorités ? Que voulons-nous pour demain ?

Le monde change, notre établissement doit changer avec lui et être acteur de ces changements. Il est nécessaire de préparer l’université à l’évolution de la société, de l’adapter à son environnement culturel et socio-économique et de penser sa place dans le paysage national et international. La formation, la recherche et l’innovation nourrissent et se nourrissent de ces évolutions, elles irriguent le territoire et le transforment. Il s’agit donc d’assumer pleinement le rôle social de l’université, son engagement citoyen. Mais il nous appartient aussi de faire en sorte que ces changements ne modifient pas ce que nous sommes fondamentalement : une institution publique. L’enseignement supérieur et la recherche sont un service public et non un marché ; ce sont des investissements et non des coûts.

C’est en ce sens que les listes « NOTRE UNIVERSITÉ DEMAIN » se sont constituées, au service de l’intérêt général et donc pour la promotion du service public de la connaissance.

Nous soumettons à vos suffrages un projet mais aussi une méthode de travail. Notre projet fixe un cap, identifie nos priorités, propose des actions, établit des objectifs. Nous y tenons et nous nous y tiendrons. Cependant, ce projet n’est pas figé. Il est nécessairement évolutif et la liste des mesures proposées ne saurait être exhaustive. Convaincus que l’on ne peut déterminer aujourd’hui l’intégralité des objectifs et des mesures à mettre en œuvre pour les années à venir sans prendre le risque de se couper de l’évolution de l’établissement, convaincus également de la nécessité de laisser une place aux initiatives personnelles, à l’intelligence collective, pour faire émerger de nouvelles idées, nous nous engageons donc à adopter un mode de fonctionnement qui permette à chacun de proposer des mesures, des idées, pour nourrir nos réflexions et nos actions au service de l’établissement.

Au-delà de la méthode, le projet que nous portons est simple mais ambitieux : renforcer le service public de la connaissance en faisant évoluer notre établissement, dans le respect des femmes et des hommes qui font l’université. Nous poursuivrons notre dynamique de développement et d’excellence collective et nous engageons en faveur d’une université qui assume pleinement son rôle au bénéfice de l’intérêt général, d’une université qui évolue pour mieux fonctionner, d’une université citoyenne qui s’engage.

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